Mettre son site en conformité : avocat, agence ou scanner ?
Les trois ne font pas le même travail. Un scanner établit le constat de ce que votre site montre, en quelques minutes et pour moins de dix euros. Une agence web pose les corrections, entre 195 et 630 € HTVA en Belgique. Un avocat interprète, arbitre les cas douteux et vous défend, à partir de 1 500 € HTVA pour un audit. L'ordre le plus économe est presque toujours le même : constater, corriger ce qui est évident, puis faire trancher ce qui reste.
| Critère | Scanner | Agence web | Avocat |
|---|---|---|---|
| Ce qu'il produit | Le constat : ce que le site montre, point par point, avec la preuve | La correction : les textes et le code posés sur le site | L'avis : ce que la règle veut dire dans votre situation |
| Prix constaté en Belgique | 9,99 € par analyse | 195 à 630 € HTVA selon l'étendue | 1 500 à 3 500 € HTVA pour un audit, 300 à 500 € de l'heure |
| Délai | Moins de deux minutes | De quelques jours à quelques semaines | Sur rendez-vous |
| Reproductible après correction | Oui, autant de fois que voulu | Nouvelle prestation à chaque fois | Nouvelle prestation à chaque fois |
| Couvre vos processus internes | Non, uniquement ce qui est visible depuis l'extérieur | Non | Oui : registre, contrats, sous-traitance, analyses d'impact |
| Engage une responsabilité professionnelle | Non, c'est un constat technique | Sur le travail réalisé | Oui, sur l'avis rendu |
| Utile face à une plainte ou un contrôle | Pour établir l'état du site, avant et après correction | Pour corriger vite ce qui est reproché | Pour répondre à l'autorité et défendre votre position |
Prix publics relevés en septembre 2026 auprès de prestataires belges. Ils varient selon l'étendue du site et de la mission.
Quand l'avocat est indispensable
Dès qu'il faut interpréter plutôt que constater. Une plainte reçue, un contrôle en cours, un doute sur la base légale d'un traitement, un contrat de sous-traitance à négocier, une analyse d'impact à mener, une profession réglementée dont la déontologie encadre la communication : aucun outil ne remplace un professionnel qui engage sa responsabilité.
Un argument revient souvent chez les juristes : aucun outil ni aucune intelligence artificielle ne peut réaliser un audit juridique. C'est exact, et nous le disons nous-mêmes. Mais un audit juridique et un constat technique sont deux choses distinctes : savoir quels cookies se déposent avant consentement, ou si le numéro d'entreprise figure bien sur le site, relève de la mesure, pas de l'interprétation. Payer un juriste pour ce relevé revient à lui confier le travail le moins rentable de sa mission.
Quand l'agence est le bon interlocuteur
Quand il faut poser les correctifs : brancher le bandeau de consentement sur les scripts réellement chargés, ajouter les mentions manquantes, corriger les en-têtes du serveur, reprendre l'étiquetage des formulaires. C'est un travail de mise en œuvre, et il se commande d'autant mieux qu'il s'appuie sur une liste précise. Un rapport qui nomme chaque écart, sa page et son correctif transforme un devis flou en devis chiffré.
Ce que le scanner fait mieux que les deux
Une seule chose, mais elle compte : il rejoue le même contrôle autant de fois que nécessaire, pour un coût qui reste le même. Un site vit, un plugin ajoute un traceur, une refonte déplace une mention. Le constat d'un audit vaut pour le jour où il a été fait ; celui d'un moteur se refait après chaque correction, et vous montre l'écart entre les deux. Il contrôle aussi 54 points systématiquement, là où un humain regarde d'abord ce qu'il connaît le mieux.
Questions fréquentes
- Combien coûte la mise en conformité d'un site web en Belgique ?
- Cela dépend de ce que vous achetez. Le constat technique se paie moins de dix euros avec un scanner. La correction par une agence se facture couramment de 195 à 630 € HTVA selon l'étendue du travail. Un audit juridique par un cabinet belge se situe entre 1 500 et 3 500 € HTVA, et l'heure de conseil entre 300 et 500 €. La plupart des sites de TPE n'ont besoin des trois qu'une seule fois, et jamais dans le même mois.
- Un outil automatique peut-il remplacer un avocat ?
- Non, et il ne le prétend pas. Un scanner constate ce que le site montre : les cookies déposés, les mentions présentes ou absentes, les en-têtes envoyés. Un avocat interprète, arbitre les cas douteux et engage sa responsabilité. Ce sont deux métiers différents, et le second travaille mieux quand le premier a déjà été fait.
- Par lequel commencer ?
- Par le constat, parce qu'il est immédiat et qu'il conditionne le reste. Vous saurez ce qui manque réellement avant de payer quelqu'un pour le chercher. Beaucoup de manquements se corrigent ensuite seuls, en quelques minutes ; ce qui reste mérite une agence ou un juriste, et vous saurez quoi lui demander.
- Mon agence web ne s'en occupe-t-elle pas déjà ?
- Rarement de façon complète. Une agence livre un site qui fonctionne ; la conformité est un travail distinct, souvent hors devis, et qui se dérègle après la livraison au rythme des plugins ajoutés. Le constat vous permet d'en parler avec des faits plutôt qu'avec des impressions.
- Le rapport suffit-il à prouver ma bonne foi ?
- Il ne vaut pas certification, et personne ne peut en délivrer une. Il établit en revanche l'état de votre site à une date, avec les preuves qui le fondent : c'est un élément utile pour montrer que vous avez cherché, constaté et corrigé.
Page vérifiée le 6 septembre 2026 par l'équipe Ordovi.