Comment Ordovi analyse votre site
Un navigateur réel ouvre votre site, parcourt ses pages légales, clique dans son bandeau de cookies et mesure ce qui se charge. Un moteur applique ensuite 54 règles écrites à ces mesures et rend un constat par point, avec l'extrait qui le fonde, sa base légale et son correctif. Aucun modèle de langage n'intervient dans cette étape : deux analyses du même site dans le même état donnent le même résultat.
Un navigateur, pas une requête
Le moteur ouvre vos pages dans un navigateur complet, le même moteur de rendu que Chrome. C'est indispensable : les cookies sont déposés par du code qui s'exécute, les traceurs se chargent après l'affichage, et un bandeau de consentement ne révèle son comportement que lorsqu'on clique dedans. Un outil qui se contente de télécharger le code source d'une page ne voit rien de tout cela, et conclut qu'un bandeau présent suffit.
Le moteur mesure donc le site deux fois : dans son état d'arrivée, avant tout choix, puis après avoir refusé. C'est la seule façon de prouver ce qui se charge sans consentement.
Les pages que le moteur lit
Il part de votre page d'accueil, relève les liens du menu et du pied de page, puis suit ceux qui mènent à vos pages légales : mentions, politique de confidentialité, cookies, conditions générales. Il reconnaît ces pages à leur adresse comme à leur contenu, ce qui lui permet de trouver une « charte vie privée » ou un « espace de confidentialité » aussi bien qu'une page nommée selon l'usage. Il complète par le plan du site quand il existe.
Le corpus est ciblé, pas exhaustif : toutes les pages légales trouvées, jusqu'à vingt, plus une douzaine de pages au-delà. Le rapport liste les adresses lues et celles qu'il a écartées faute de place. Une analyse qui ne dit pas ce qu'elle a regardé ne vaut rien.
Chaque constat porte sa preuve
Un point du rapport n'affirme jamais sans montrer. Il indique ce qui a été cherché, sur quelles pages, ce qui a été trouvé ou non, et cite l'extrait exact quand il y en a un. Vous pouvez vérifier chaque ligne vous-même, en ouvrant la page concernée. C'est ce qui distingue un constat d'une opinion, et c'est ce qui vous permet de transmettre le rapport à votre agence ou à votre juriste sans avoir à le défendre.
Le principe vaut aussi pour les points conformes : le rapport dit ce qu'il a observé plutôt que d'afficher une coche muette.
Ce que le moteur ne mesure pas
Un outil qui prétend tout voir ment. Voici ce qu'une analyse extérieure ne peut pas établir, et que le rapport vous signale comme restant à vérifier.
Ce qui se passe derrière une connexion
Le moteur ne crée pas de compte, ne remplit aucun formulaire et n'entre dans aucun espace réservé. Un site dont l'essentiel vit derrière un identifiant n'est analysé que sur sa partie publique.
La qualité juridique de vos textes
Le moteur vérifie qu'une politique de confidentialité existe, qu'elle est accessible et qu'elle contient les informations exigées. Il ne juge pas si elle décrit fidèlement vos traitements réels : lui seul ne peut pas le savoir.
Vos processus internes
Registre des traitements, contrats de sous-traitance, durées de conservation appliquées en base : rien de tout cela n'est visible depuis l'extérieur. Le rapport les signale comme vérifications à mener vous-même.
Les pages au-delà du corpus lu
L'analyse lit les pages légales trouvées et un nombre limité de pages au-delà. Les catalogues, les rubriques et les articles ne sont pas parcourus : le rapport dit toujours quelles adresses ont été lues.
Le score
Le score sur cent résume l'écart entre ce que la loi impose et ce que le site montre. Il ne compte que les obligations : un conseil de bonne pratique n'y pèse jamais, et une règle qui ne s'applique pas à votre activité en est écartée, en le disant. Une gravité plus élevée pèse davantage. Le score sert à suivre une progression entre deux analyses, pas à décerner un label : c'est le détail point par point qui compte.
Où commence l'IA, et où elle s'arrête
Pour un point qui vous fait douter, vous pouvez demander une vérification par un agent IA. Elle obéit à quatre règles, et ces règles sont le produit :
- Elle ne navigue pas elle-même. Le modèle reçoit le dossier de preuves que le moteur a déjà constitué : les pages relevées, ses mesures, le constat contesté. S'il lui manque une page pour trancher, il peut demander au moteur d'en lire trois au plus, sur votre site seulement : c'est le moteur qui les ouvre, les masque et les ajoute aux pièces, datées du jour. Le modèle n'ajoute aucun point au rapport.
- Elle doit citer. Le verdict s'accompagne d'un extrait, et cet extrait est vérifié mot pour mot dans les pièces du dossier. Une citation introuvable invalide la réponse : c'est ce qui empêche une invention de passer pour une preuve.
- Elle est contrôlée. Le verdict est fermé : confirmé, infirmé, ou indéterminé quand les pièces ne permettent pas de trancher. Quand un premier modèle contredit le moteur, un second modèle, d'un autre fournisseur, relit le dossier avant que la contradiction ne s'affiche. Ce second appel se déclenche au moment où une erreur coûterait le plus cher, et le point reste marqué indéterminé si les deux lecteurs divergent.
- Elle ne décide rien. Une intelligence artificielle ne change ni un statut, ni un score : le moteur reste la seule source de vérité. Le verdict s'ajoute au point, signalé comme produit par une IA, conformément à l'article 50 du règlement européen sur l'IA, celui-là même que nous contrôlons chez vous.
Dans le rapport comme dans le PDF, chaque ligne dit qui l'a écrite : le moteur ou l'IA. C'est un second avis, jamais une certification, et il ne remplace ni un juriste ni un développeur.
Le prix de la vérification IANotre robot, et comment le refuser
Le moteur s'identifie, respecte les refus exprimés dans votre fichier robots.txt et ne lit que des pages publiques. Si vous exploitez un site et ne voulez pas qu'il soit analysé, la page consacrée au robot explique comment l'exclure.
Questions fréquentes
- L'analyse est-elle faite par une intelligence artificielle ?
- Non. L'analyse est produite par un moteur déterministe : des règles écrites, appliquées à ce que le navigateur a réellement mesuré. Deux analyses du même site dans le même état donnent le même résultat. L'IA n'intervient qu'après, à votre demande, sur un point précis du rapport, et son verdict est toujours signalé comme venant d'une IA.
- Pourquoi un navigateur plutôt qu'une simple requête ?
- Parce que l'essentiel se produit à l'exécution de la page. Les cookies sont posés par du code qui tourne, les traceurs se chargent après coup, le bandeau de consentement s'affiche et réagit aux clics. Une requête brute ne verrait rien de tout cela : elle lirait le code source, pas le comportement.
- Combien de pages sont analysées ?
- Toutes les pages légales trouvées, jusqu'à vingt, plus une douzaine de pages au-delà : accueil, contact, présentation, celles vers lesquelles pointent le menu et le pied de page. C'est un corpus ciblé, pas un parcours exhaustif du site, et le rapport liste les adresses lues.
- Le moteur peut-il se tromper ?
- Oui, et c'est pour cela que chaque constat porte sa preuve : l'extrait exact et la page où il a été lu. Vous pouvez vérifier vous-même en trois secondes. Quand un point vous semble faux, la vérification IA le relit et peut infirmer le constat : ces infirmations nourrissent notre jeu de contrôle et corrigent le moteur.
- Que voit le fournisseur du modèle lors d'une vérification IA ?
- Les pages publiques relevées par le moteur, à l'analyse ou à la demande de l'IA, ses mesures et le constat concerné, avec les adresses e-mail, les numéros de téléphone et les numéros de compte masqués au préalable. Jamais votre identité, jamais votre adresse e-mail, jamais votre facture. Le numéro d'entreprise est conservé, parce que plusieurs règles portent précisément sur lui.
Page vérifiée le 6 septembre 2026 par l'équipe Ordovi.