Chatbot IA sur votre site : l'obligation de transparence expliquée

Publié le 13 août 2026 · 3 min de lecture · Par l'équipe Ordovi

Un visiteur face à un chatbot dont le masque souriant glisse pour révéler un robot, signalé par une étincelle violette.

Un visiteur qui discute avec votre assistant virtuel doit savoir qu'il parle à une machine : c'est l'exigence de l'article 50 de l'IA Act, applicable depuis le 2 août 2026. L'obligation pèse sur vous, pas sur l'éditeur du chatbot, et se règle le plus souvent en une phrase bien placée.

Pourquoi cette règle existe

Les agents conversationnels sont devenus indiscernables d'un humain dans un échange court. Le législateur européen a tranché : la confusion elle-même est le problème. Peu importe que le chatbot soit utile, honnête ou inoffensif : le visiteur a le droit de savoir à qui il parle, dès le premier message.

Êtes-vous concerné ?

Oui si les réponses de votre assistant sont générées par un modèle d'IA : qu'il soit développé sur mesure, fourni par votre CRM (Intercom, Crisp, HubSpot…) ou branché sur ChatGPT. Non si votre widget suit un arbre de décision entièrement scripté, sans génération. Dans le doute, affichez la mention : elle ne coûte rien et couvre les deux cas.

La mention qui fonctionne

Trois règles : explicite (« assistant virtuel », « intelligence artificielle », et non une simple icône de robot), immédiate (dans le message d'accueil, pas dans les CGU), et présente dans chaque langue du site. Exemple sobre : « Bonjour ! Je suis l'assistant virtuel de [Nom]. Mes réponses sont générées par une intelligence artificielle. »

Et si la conversation bascule vers un humain, dites-le aussi : le changement d'interlocuteur fait partie de l'information due au visiteur.

Les erreurs vues sur le terrain

Le prénom humain avec photo et aucune mention ; l'information reléguée en bas de la politique de confidentialité ; la mention présente en français mais absente de la version néerlandaise ; le widget tiers laissé avec son texte d'accueil par défaut, qui ne dit rien. Tous ces cas se corrigent en quelques minutes dans les réglages de l'outil.

Ce qu'Ordovi vérifie

Ordovi détecte les interfaces conversationnelles sur vos pages et vérifie qu'une mention de transparence accompagne chacune, avec une formulation prête à coller si elle manque.

Questions fréquentes

Mon chatbot est fourni par un tiers : qui est responsable de la mention ?
Vous, en tant que déployeur du système sur votre site. L'éditeur de l'outil fournit la technique ; l'information du visiteur sur votre site relève de votre responsabilité, et se configure généralement dans le message d'accueil du widget.
Une icône de robot suffit-elle comme information ?
C'est risqué : l'information doit être claire pour une personne normalement attentive, et l'icône de robot est utilisée partout, y compris pour des services humains. Un texte explicite au premier message reste la voie sûre.
Faut-il aussi une mention dans la politique de confidentialité ?
C'est complémentaire mais pas suffisant : l'article 50 exige que l'information arrive au moment de l'interaction. La politique de confidentialité traite, elle, des données échangées avec le chatbot : un sujet RGPD distinct qui mérite effectivement un paragraphe.

Références : règlement (UE) 2024/1689, article 50, § 1er. Article vérifié le 13 août 2026.